lundi 15 décembre 2008

L'Indépendance Américaine

A partir du conflit contre le royaume de France, achevé par le traité de Paris, les milices des treize colonies anglo-saxonnes d’Amérique du Nord avaient pu mettre à l’épreuve leur force militaire et s’apercevoir de leur appartenance à une véritable communauté d’intérêts. Le double péril, muet tout au long du XVIIIe siècle, représenté par les Français et leurs alliés amérindiens, s’évanouissait définitivement. La guerre avait sensiblement affaibli le trésor de la Couronne.
Pour pallier à cette situation, la métropole multiplia les taxes et les impositions à partir de 1765, ce qui fut perçu comme impopulaires outre- Atlantique. L’impôt sur le timbre, en 1765, la répression vigoureuse de la contrebande, l’établissement de taxes douanières variées, sur le papier, sur le plomb, sur le verre, et l’affaire du thé furent au cœur du sujet.

Le rôle de la contrebande

En 1773, la répression vigoureuse de la contrebande devait se dégrader dans un conflit incisif, avec l’incident de Boston des Américains. Des Américains déguisés en Indiens, envahirent dans le port de Boston trois navires britanniques et mirent à l’eau leur cargaison de 370 caisses de thé. Le ministre anglais North fit alors voter par le Parlement de Westminster les lois dites « intolérables », dont une modification de la Constitution du Massachusetts et l’interdiction de tout commerce dans le port de Boston tant que le prix des marchandises détruites n’aurait pas été remboursé. Ce fut la rupture.
Réunis en congrès à Philadelphie, en 1774, les délégués des colonies esquissèrent tout d’abord, dans une «Déclaration des droits», la doctrine constitutionnelle des Américains « Le fondement de la liberté et de tout gouvernement est le droit d’un peuple d’avoir une part dans sa législation ». Puis les congressistes orchestrèrent des dépôts d’armes en différents points du territoire. A Lexington, le 19 avril 1775, un détachement armé envoyé par le gouverneur britannique, Gage, se heurta violemment à une brigade de miliciens américains. La guerre d’Indépendance commençait.

La signature de la Déclaration d'Indépendance des Etats Unis d'Amérique.


En premier, la colonie de Virginie édicta son indépendance et se proclama république le 26 juin 1776. Le 04 juillet 1776, le congrès de Philadelphie vota la « Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique ».
En fait, le conflit armé fut long et douloureux pour la future nation. Les Américains révoltés, que l’on appelait les «Insurgent» vécurent des heures difficiles. Entre autre, ils devaient tenir compte de la masse des « Loyalistes » restés fidèles à la couronne d’Angleterre. Les Insurgent manquèrent d’armes, de munitions et de véritables officiers. L’exception fut le général en chef lui-même, Georges Washington, riche planteur de Virginie, rompu aux stratégies militaires par sa campagne canadienne et rapidement surnommé « l’âme de la résistance ».
Les engagés volontaires étaient mal encadrés et les miliciens peu disciplinés. Face à l’armée britannique, les Insurgent étaient passablement divisés, chaque gouvernement autonome étant soucieux de sa propre souveraineté.
La victoire finale des Insurgent est liée à la conjugaison de deux facteurs principaux. Le milieu géographique constituait un immense territoire inconnu des métropolitains, coupé de forêts et de marécages, difficilement pénétrable. La rareté des routes est à l’origine des difficultés incroyables de ravitaillement témoin, le 17octobre 1777 et de la capitulation sans combat, de l’armée du lac Champlain, acculée à la famine à Saratoga.
D’autre part, et surtout, l’aide française fut déterminante. A cette époque, la France, fortement exhortée par les conflits avec les britanniques, s’enthousiasma pour la cause américaine et la Déclaration des droits. Avant même Saratoga, de nombreux officiers français vinrent offrir leurs services et leur compétence à Washington Lauzun, Soubise, Chastelus, Ségur, et bien entendu, le marquis de La Fayette, combattant outre-Atlantique dès l’âge de vingt ans.
Officiellement, le gouvernement de Louis XVI restait dans une prudente réserve, tout en facilitant, par l’entremise de Beaumarchais, l’envoi d’armes et de munitions vers l’Amérique. A la chute de Turgot, et après la visite à la cour de France de l’ingénieur Benjamin Franklin, habile diplomate, un traité franco-américain de commerce et d’alliance fut signé le 6 février 1778. La guerre prenait une dimension internationale. Le ministre Vergennes obtint l’alliance de la Hollande, puis de l’Espagne et mettait sur pied une « ligue de neutralité armée », rassemblant la Suède, la Russie et le Danemark.
Isolée, l’Angleterre dut se battre durant plus de quatre ans, à la fois sur mer et en Amérique en 1781, l’arrivée de l’armée de Rochambeau et de l’escadre de Grasse permit l’isolement et la capitulation de la principale armée anglaise, celle de Cornwallis, à Yorktown, en Virginie, le 19 octobre 1782. L’Angleterre devait se résigner à accepter le 3 septembre 1783 les clauses du traité de Versailles: elle devrait restituer les comptoirs du Sénégal et Tobago à la France, et reconnaître l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique.
En France, la date du 04 juillet 1776 est une référence pour de nombreux clubs country, qui organisent nombres de manifestations comme bals et festivals.

VIE PRATIQUE : A SAVOIR POUR FINANCER UN VOYAGE
Les circonstances de la vie quotidienne incitent à contracter des crédits que ce soit pour un voyage, un achat immobilier ou mobilier. Les assurances crédit proposent des options adaptables à tous, pour garantir une continuité dans les remboursements et faire des économies. Renseignez-vous sur le site spécialisé www.crédit-assurance.com